Une étudiante de l’Universidad Casa Blanca, au Mexique, a mis au point le premier parapluie solaire au monde. Couvert de panneaux photovoltaïques, cet équipement capte les rayons du soleil et les transforme en énergie, stockée ensuite dans une batterie intégrée dans la poignée. S’il l’électricité produite est assez pour recharger un smartphone en marchant, il faudra améliorer le dispositif pour espérer une commercialisation.
Inventé à Paris en 1705 par le commerçant Jean Marius, et considérablement amélioré en 1852 par l’inventeur anglais Samuel Fox, le parapluie moderne est l’un des objets les plus pratiques et les plus courants de nos sociétés actuelles. Connu pour se plier et se déplier selon les besoins, il sert principalement à se protéger de la pluie (comme son nom l’indique), mais aussi du soleil. C’est justement sur ce point que Victoria García Moreno, une étudiante à l’Universidad Casa Blanca au Mexique, a travaillé. Elle a mis au point le premier parapluie qui peut produire de l’électricité. Recouvert de mini panneaux photovoltaïques, cet équipement absorbe le rayonnement solaire et le rend sous forme d’énergie.
Le parapluie recouvert de cellules solaires flexibles et étanches
Victoria García Moreno a présenté son concept dans le cadre du prix James Dyson. Parfaitement fonctionnel, le prototype comprend une toile entièrement recouverte de cellules solaires flexibles et étanches, plutôt que de panneaux rigides à silicium. Les cellules photovoltaïques épousent parfaitement la forme de l’objet. Elles captent facilement l’énergie du soleil, quand il y en a, tout en protégeant l’utilisateur de son rayonnement. L’électricité produite descend le long du mât pour être stockée dans une batterie logée dans la poignée.
Le manche abrite toute l’électronique
Outre la batterie, ce manche cylindrique abrite le circuit de charge et deux ports USB et USB-C, qui servent à brancher de petits appareils électroniques comme un smartphone ou une cigarette électronique. Deux boutons, situés sur la face avant, permettent d’allumer le système ou d’activer la charge. Vu de l’extérieur, ce parapluie ressemble à tous les autres, mais présente un aspect nettement haut de gamme. Victoria García Moreno n’a communiqué aucune puissance, mais elle assure que l’énergie produite est assez pour recharger plusieurs appareils de petite taille.
Le parapluie solaire optimise un espace qui ne servait à rien
Cette invention est d’une ingéniosité remarquable. Elle exploite un objet du quotidien, consacré à la protection contre la pluie et le solaire, pour en faire un système de production d’énergie solaire à petite échelle. Ce produit repose aussi sur l’optimisation d’une surface de tissu d’environ 0,5 à 1 mètre carré une fois ouvert. En plus de dépassant les simples fonctions du parapluie classique, il se distingue des chargeurs solaires nomades, qui obligent en général à déplier des panneaux, à les orienter vers le soleil et à patienter un bon moment. Avec le parapluie solaire, l’utilisateur peut récupérer de l’énergie en marchant. De plus, il continue de se protéger du soleil brûlant.
Il faudra résoudre quelques contraintes pour espérer une production industrielle et une commercialisation
Si ce concept est génial, il présente quelques limites qu’il faudra régler pour espérer une production industrielle et une commercialisation. On note d’abord que les pliages et dépliages répétés pourraient abîmer à long terme les cellules solaires, mêmes flexibles, et donc entraîner une baisse de rendement. Ensuite, ce système pourrait souffrir d’une alimentation électrique irrégulière à cause de la formation de nuages ou d’une instabilité inhérente à ce genre d’objets (mouvements dans la rue, bourrasques, etc.). Si ces contraintes sont levées, cette invention sera très utile au quotidien.