Neo1 : la Chine dévoile un robot géant de quatre mètres destiné à l’industrie lourde

La Chine franchit une nouvelle étape dans la course aux robots humanoïdes avec la présentation de Neo1, une machine de quatre mètres de haut et pesant 1,2 tonne. Développé par la start-up NeodraDynamics, ce colosse mécanique est conçu pour soulever jusqu’à 500 kilogrammes et intervenir dans les environnements industriels les plus difficiles. Bien qu’encore au stade de prototype, il illustre les ambitions chinoises en matière de robotique.

La Chine prend une nouvelle avance dans la robotique. Au cours du Salon international de l’industrie de Chine 2026, qui a eu lieu du 12 au 16 octobre, la start-up chinoise NeodraDynamics a dévoilé un robot géant nommé Neo1. Ce colosse mécanique a été présenté comme une aide à l’industrie lourde, car pouvant intervenir dans les environnements industriels les plus difficiles.

Neo1 mise sur la taille et la puissance

Contrairement à la plupart des robots humanoïdes, conçus pour reproduire les dimensions et les mouvements du corps humain, Neo1 mise sur la taille et la puissance pour effectuer des opérations dangereuses ou particulièrement exigeantes. Haut de quatre mètres et pesant 1,2 tonnes, il possède 41 articulations actives, dont 39 fonctionnent grâce à des actionneurs hydrauliques et deux au moyen de moteurs électriques. Ce choix technique doit lui permettre de développer une force importante tout en conservant une certaine précision dans ses mouvements.

Le robot supporte des températures allant de -50 °C à 250 °C

NeodraDynamics indique que chaque actionneur hydraulique pèse environ un kilogramme et peut produire une poussée continue d’une tonne. L’ensemble du dispositif permettrait au robot de supporter une charge combinée de 500 kilogrammes avec ses deux bras, soit l’équivalent du poids d’une petite voiture ou d’une vache adulte. L’entreprise annonce également une précision de positionnement particulièrement élevée, pouvant atteindre 0,005 millimètre. En outre, cette machine aurait été construite pour fonctionner dans des conditions extrêmes, avec des températures allant de -50 °C à 250 °C.

Neo1 pourrait ouvrir des perspectives dans plusieurs secteurs de l’industrie

Selon NeodraDynamics, sa puissance et sa résistance pourraient ouvrir des perspectives dans plusieurs secteurs. Neo1 est notamment destiné à l’assemblage de pièces lourdes, à la manutention portuaire, à l’exploitation minière et à la maintenance d’installations nucléaires. Il pourrait également participer au déblaiement de débris dans les zones sinistrées ou à des opérations sous-marines. L’objectif est de confier à la machine les tâches qui exposent les travailleurs à des charges importantes, aux matières dangereuses ou à des conditions particulièrement hostiles.

Neo1 doit encore démontrer ses capacités sur le terrain

Mais les capacités annoncées restent encore à démontrer sur le terrain. Le modèle présenté au salon ne réalise que des mouvements limités et n’est pas encore autonome. Aussi, il est actuellement commandé à distance ou fonctionne suivant des programmes prédéfinis, tandis que son intelligence artificielle demeure en développement. Le robot ne dispose pas non plus de batterie et doit être alimenté par un câble électrique. Enfin, il ne marche pas : son constructeur envisage plutôt un déplacement sur roues dans les installations industrielles, estimant que la marche bipède n’est pas indispensable pour ces usages.

La Chine compte déjà plus de deux millions de robots industriels

Des essais doivent débuter dans les installations de JD Industrial afin d’évaluer ses performances réelles. Ces tests devront notamment confirmer la fiabilité du « mecha », son endurance et sa capacité à manipuler de lourdes charges sur la durée. En attendant les résultats des nouveaux tests, notons que cette innovation s’inscrit dans la stratégie industrielle de Pékin, qui place la robotique et l’intelligence artificielle au cœur de ses priorités économiques.

La Chine compte déjà plus de deux millions de robots industriels et représente, à elle seule, près de 60 % des nouvelles installations mondiales de robots dans les usines. Elle accueille également plus de la moitié des fabricants de robots humanoïdes. Les États-Unis et l’Europe risquent de ne plus pouvoir rattraper le géant asiatique d’ici quelques années, s’ils n’investissent pas massivement dans cette technologie.

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