Trente ans après sa création par Wes Craven, Scream propose un septième épisode réalisé par Kevin Williamson, le scénariste original de la franchise. Malgré quelques éclats çà et là, le film croule sous le poids de la nostalgie et de fades références. On en vient presqu’à regretter ce retour. Le résultat peu satisfaisant pourrait être une suite logique des départs enregistrés dans l’équipe récemment.
Scream 7, le nouveau volet de la saga du maître Wes Craven (1939-2015), est sorti au cinéma le 27 février 2026 aux États-Unis (le 25 février en France). Réalisé par Kevin Williamson, le scénariste original de la saga, ce septième épisode marque le retour de Neve Campbell dans le rôle emblématique de Sidney Prescott, après son absence dans Scream VI (2023) en raison d’un désaccord salarial.
Synopsis du septième épisode
L’histoire de Scream 7 se déroule quinze ans après les premiers meurtres de Woodsboro, dans la petite ville fictive de Pine Grove. Sidney Prescott, l’héroïne mythique de la franchise, mène une vie paisible avec son mari Mark Evans, joué par Joel McHale, et sa fille adolescente Tatum Evans, incarnée par Isabel May, avec laquelle elle entretient des relations glaciales. Mère courage, survivante traumatisée et star locale, elle espère regagner un peu de crédit auprès de sa fille. Une nouvelle virée sanglante du tueur en série au masque blanc, Ghostface, va rapprocher les deux femmes animées d’un fort instinct de survie.
La scène d’ouverture de Scream 7 n’a aucun sens
Mais Scream 7 ne convainc pas bon monde. Déjà la scène d’ouverture n’avait aucun sens. Personne ne croyait vraiment que Stu Macher était encore en vie. Certains trouvent toutefois qu’il s’agit d’un moyen d’établir un chemin menant au personnage pour qu’il puisse obtenir davantage de preuves pour manipuler Sidney. On pourrait aussi reprocher au film ses références intempestives à Stab, un miroir déformant des mésaventures de Sydney, introduite dès le deuxième opus. Cette mise en abîme est un peu usée et risque de ne régaler que les ultra-fans de la saga.
Scream 7 n’exploite pas au mieux les deepfakes
On pourrait en outre relever l’usage des deepfakes et des IA génératives pour incarner Matthew Lillard. C’est assez cliché. Kevin Williamson n’exploite pas au mieux ces technologies et ne les utilise que comme un prétexte pour offrir un cachet à certains acteurs des anciens films. C’est aussi une façon facile de jouer sur la corde sensible de la nostalgie sans s’engager à offrir aux fans ce qu’ils désirent vraiment. On n’oublie pas les personnages aussi les uns que les autres. Si certains s’illustrent par leur absence d’épaisseur, d’autres sont victimes de l’accumulation choisi par la direction de Scream.
La saga s’est séparée d’actrices clés
La redondance de ce Scream 7 peut s’expliquer en partie par certains évènements au sein de l’équipe ces derniers mois. On note notamment que l’actrice Melissa Barrera, interprète de Sam Caarpenter, a été virée en 2023 pour ses prises de position sur le conflit israélo-palestinien, après avoir qualifié Gaza de « camp de concentration » et dénoncé « un génocide et un nettoyage ethnique ». Elle incarnait le nouveau visage de Scream, aux côtés de Jenna Ortega, qui incarnait sa sœur Tara. Celle-ci a également abandonné le navire dans la foulée, officiellement pour un problème d’emploi du temps avec la saison 2 de Mercredi.
