Sorti aux États-Unis le 16 octobre, le film Street Fighter prend la tête du box-office américain pour son premier week-end d’exploitation avec 31 millions de dollars de recettes. Réalisée par Kitao Sakurai, la nouvelle adaptation au cinéma du célèbre jeu vidéo de Capcom devance le documentaire You Can See Everything, qui crée la surprise avec un démarrage à 15 millions de dollars. Si elle s’impose en première position, son budget et les performances de films concurrents invitent toutefois à relativiser son résultat.
Street Fighter a mis K.O la concurrence, dès le premier round ! Avec 31 millions de dollars de recettes estimées entre le 16 et le 18 octobre 2026, la nouvelle adaptation au cinéma du célèbre jeu vidéo de l’éditeur japonais Capcom prend la tête du box-office américain après le premier weekend d’exploitation. Distribué dans plus de 3 500 salles nord-américaines, elle devance le documentaire You Can See Everything, qui récolte 15 millions de dollars en ayant été vu dans seulement 855 salles.
Street Fighter doit faire mieux avec son budget
Le résultat de Street Fighter doit être relativisé d’autant qu’il reste inférieur à celui de Mortal Kombat II, qui avait engrangé 38,5 millions de dollars lors de son premier week-end en mai dernier. Il est également loin des 60,2 millions réalisés par Resident Evil à ses débuts en septembre, dont les recettes cumulées approchent désormais les 150 millions de dollars sur le marché nord-américain. Avec un budget de production estimé à 82 millions de dollars (sans compter les frais de promotion et de distribution), le film de Kitao Sakurai devra d’ailleurs maintenir sa fréquentation pendant plusieurs semaines pour espérer rentabiliser son investissement.
Et rien n’est garanti. À titre de comparaison, Mortal Kombat II, malgré un démarrage plus solide et un budget avoisinant les 80 millions de dollars, a terminé son exploitation américaine avec 79,8 millions de recettes, pour un total mondial de 129,6 millions. Le nouveau film de Capcom devra donc éviter de suivre une trajectoire similaire, surtout que la presse américaine lui réserve un accueil peu enthousiaste. Une suite, teasée au milieu du générique, dépendra notamment de sa capacité à prolonger son parcours en salles et à convaincre le public international.
Malfaisante, le film d’horreur porté par Jessica Chastain, recule à la troisième position
La véritable surprise du week-end dernier vient donc de You Can See Everything, un documentaire de près de trois heures consacré à Elizabeth Holmes. Distribué par A24 et réalisé par Nathan Fielder, connu pour les séries The Curse et The Rehearsal, avec Lance Oppenheim, le film a enregistré une moyenne d’environ 17 543 dollars par écran, supérieure à celle de Street Fighter. Derrière ces deux nouveautés, Malfaisante, le film d’horreur porté par Jessica Chastain, perd sa première position et recule de deux places avec 8,35 millions de dollars supplémentaires, pour un cumul de 44,85 millions.
Englouti de Brian Duffield prend la quatrième place avec 8 millions de dollars, devant la nouvelle adaptation de Raison et Sentiments, qui récolte 7,25 millions. Verity suit avec 6,21 millions, tandis que Resident Evil engrange 5,5 millions et Heart of the Beast 4,83 millions. Le long-métrage indien Jailer 2 réalise également une performance remarquée avec 3,26 millions de dollars dans 420 salles. Enfin, L’Île des souvenirs ferme le top 10 avec 2,25 millions de dollars pour son premier weekend d’exploitation.
Un casting comprenant Andrew Koji, Jason Momoa et 50 Cent
En dépit de la performance de You Can See Everything, l’honneur revient avant tout à Street Fighter avec sa première place fracassante. Plus de trente ans après le film d’animation réalisé par Gisaburō Sugii et l’adaptation en prises de vues réelles de 1994 avec Jean-Claude Van Damme, la franchise revient au cinéma dans une nouvelle version signée Kitao Sakurai, à qui l’on doit notamment Bad Trip. Le casting rassemble Andrew Koji dans le rôle de Ryu, Noah Centineo (Ken), Callina Liang (Chun-Li), David Dastmalchian (M. Bison) et Jason Momoa (Blanka). On a aussi le rappeur 50 Cent qui incarne Balrog, Vidyut Jammwal joue Dhalsim et les catcheurs Roman Reigns et Cody Rhodes interprètent respectivement Akuma et Guile.
Le film Street Fighter cherche à faire revivre les affrontements et les personnages emblématiques de la série
Également produit par Paramount Pictures et Legendary, Street Fighter cherche à faire revivre les affrontements et les personnages emblématiques de la série. L’objectif est de séduire les amateurs de longue date tout en attirant une nouvelle génération de spectateurs. La franchise bénéficie d’un important capital de nostalgie, surtout auprès des hommes de plus de 35 ans, qui représentent 45 % des spectateurs. Mais cette popularité ne garantit pas à elle seule le succès d’une adaptation cinématographique. La réception critique et la capacité du film à toucher un public au-delà des joueurs les plus fidèles seront déterminantes pour la suite de son exploitation.
