Des notes internes dévoilent le sort déplorable réservé aux données personnelles de ses utilisateurs par le géant de la vente en ligne. Au vu des informations que l’entreprise est susceptible de collecter sur chaque internaute, il y a de quoi s’inquiéter.

Chez Amazon, on semble se soucier peu de la sécurisation des données personnelles. Même si l’entreprise se défend de tout laxisme à présent, ce fut longtemps le cas. C’est en tout cas ce que révèlent des mémos internes à ses services consultés par le magazine américain Wired. Ce dernier estime en effet, dans un article paru le 18 novembre que la firme technologique a pendant des années laissé ses employés, ceux de la branche des consommateurs surtout, disposer des données personnelles des utilisateurs à leur guise.

Cela concerne notamment l’historique des commandes effectuées sur l’enceinte de vente en ligne par les clients ainsi que toute trace de leur présence sur la plateforme. Les conséquences d’une telle situation, en porte-à-faux avec les règles de confidentialité serinées par l’entreprise de Seattle, sont incommensurables. Wired affirme d’ailleurs qu’il n’est pas rare que des employés d’Amazon en viennent par exemple à parcourir en toute illégalité le profil des clients. Reste à savoir à quelles fins exactement.

Les clients à découvert

La question mérite des éclaircissements au regard de toutes les données que le géant du e-commerce est en mesure de collecter sur chaque individu ayant recours à ses services. Que ce soit à travers sa liseuse numérique Kindle, ses caméras de surveillance vendues sur la boutique en ligne, son service de streaming ou encore son célèbre assistant vocal Alexa, Amazon dispose de ce qu’il est convenu d’appeler une porte dérobée destinée à amasser toutes sortes d’informations sur l’utilisateur.

Ibraheem Samirah, membre de la Chambre des délégués de l’État américain de Virginie et utilisateur régulier du géant du web, en a fait l’amère expérience. Encouragé par Reuters à demander à la firme de Jeff Bezos, conformément à une nouvelle législation américaine entrée en vigueur l’année écoulée, de lui fournir la liste des données collectées à son sujet, le jeune élu démocrate a été abasourdi par ce qu’on lui a transmis. Cela comprend notamment ses contacts téléphoniques, le détail des livres qu’il a lus à la page près, de même que tous les services pour lesquels il a une fois sollicité Alexa.

Des informations qui vont au-delà de celles nécessaires au besoin commercial de l’entreprise et qui lève le voile sur la mise à découvert de tous les utilisateurs.

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