Le dispositif de suivi développé par la marque à la pomme en avril dernier va subir une mise à jour destinée à en réduire l’utilisation abusive. Celle-ci inclut le pistage des personnes à leur insu et même le vol des objets épiés.

Apple a décidé d’agir contre l’usage abusif de ses AirTags, du nom de ces dispositifs de la circonférence d’une monnaie dévoilés il y a quelques mois. Lancés en avril dernier afin d’aider les utilisateurs à retrouver leurs objets grâce à la technologie Bluetooth, ils ont depuis vu leur utilisation détourner à des fins malveillantes. Les AirTags se sont ainsi transformés en un outil servant à traquer des personnes sans leur consentement. D’autres les utilisent dans des cas de vol de véhicule et d’autres objets.

Contrairement à son concurrent Tile par exemple dont le dispositif de suivi est sans fonctionnalités contre les abus – des mesures correctives sont prévues cette année – Apple met à contribution des millions d’iPhone et autres appareils de son écosystème pour aider à la localisation des AirTags. De telle sorte qu’un signalement sonore vous prévient quand il y en a un à proximité.

Correctifs et menace

Mais le bip n’est pas toujours audible. Il arrive donc bien souvent que les gens se fassent suivre des heures durant sans s’en rendre compte. À l’image d’Ashley Estrada dont la mésaventure postée sur TikTok en décembre dernier a fait le tour du web, et donc contribué à lever le voile sur la menace que représente le petit objet circulaire d’Apple vendu à 29 dollars.

Désormais, les utilisateurs verront s’afficher sur leur smartphone une alerte de repérage d’un AirTag à proximité. Ils auront également la possibilité d’augmenter suffisamment le volume du signalement afin que ce soit mieux audible. L’autre nouveauté que la firme de Cupertino entend inclure prochainement concerne le renforcement des alertes de suivi. Les iPhone pourront ainsi informer plus tôt leurs utilisateurs lorsqu’un AirTag non identifié les piste.

Le cas de Google

Avec ces mises à jour, Apple espère apporter un peu de quiétude aux plaignants des effets nocifs de ses AirTags. Plusieurs incidents impliquant ces petits objets ayant été répertoriés ces derniers mois aux États-Unis et au Canada entre autres. Eva Galperin, experte en cybersécurité interrogée par le New York Times, loue l’initiative. Mais elle reste dubitative quant à l’efficacité des corrections sur les smartphones sous Android, le système d’exploitation de Google. Car les AirTags ont beau fonctionner avec n’importe quel appareil muni du Bluetooth, ils restent des produits de l’écosystème iOS.

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