Le réseau social de partage de photos/vidéos éphémères vient de mettre sur le marché une caméra volante sous forme de drone. Léger, petit et facile d’usage, l’appareil qui embarque la réalité augmentée promet de capturer chaque instant des expériences de l’utilisateur.

Le concept n’est pas inédit, étant donné l’importance prise par les drones ces dernières années. Que ce soit pour un usage professionnel ou simplement ludique. Mais la spécificité de Pixy concerne son accessibilité au grand public grâce à sa facilité d’usage, comme en témoigne le patron de Snapchat, Evan Spiegel, au média américain spécialisé The Verge.

L’appareil dévoilé le 28 avril dernier pèse en effet une centaine de grammes seulement batterie incluse. Muni de quatre petites hélices, il n’émet pratiquement pas de bruit à l’usage. Il tient dans la pomme de la main et, fait plus intéressant, pas besoin de connaissance particulière en matière de drone pour le faire fonctionner.

Présence au moment opportun

Il suffit juste de le poser dans la main puis de l’allumer en appuyant sur le bouton dédié. Le drone prend ainsi son envol et vous suit partout grâce à sa caméra frontale de 12 mégapixels. Une telle résolution n’est pas fameuse, mais cela reste suffisant pour une expérience mobile, à en croire Snapchat. Pixy peut opérer jusqu’à huit vols de 10 à 20 secondes chacun pour des contenus stockés localement sur un lecteur de 16 Go. Ce qui lui confère une capacité de stockage d’environ 100 vidéos ou un millier de photos.

Le tout reversé dans l’onglet « Memories » de l’application Snapchat grâce à la synchronisation sans fil. De quoi permettre à l’utilisateur de partager au fur et à mesure les captures avec ses abonnés sur la plateforme. Coût de l’appareil revêtu du jaune de Snapchat ? 230 dollars en France et aux États-Unis. Avec la possibilité de s’offrir une batterie supplémentaire contre une vingtaine de dollars. Quant au chargeur portable à double-batterie, il est vendu à 50 dollars.

Second coup d’essai

Pixy marque un second coup d’essai de la part de Snapchat pour laquelle la réalité augmentée est un segment important. L’entreprise avait à cet effet lancé en 2017 des lunettes 3D baptisées Spectacles, sans succès.

Elle espère un meilleur sort avec ce drone dont Evan Spiegel assure ne pas vouloir tirer du profit. « L’appareil offre une nouvelle perspective, car votre smartphone ne peut pas voler », a notamment déclaré le dirigeant franco-américain. Y aurait-il un meilleur argument de vente que celui-là ?

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