Du 17 au 19 avril, le Festival du Livre de Paris se déploie dans le Grand Palais sous le signe des voyages. Pour marquer l’année sans la FIBD, les organisateurs mettent à l’honneur la bande dessinée. Parmi les invités figure le mangaka Oh ! Great, qui a publié en janvier 2026 son nouvel album intitulé « Smoke ». Cette œuvre graphique nous fait découvrir une société futuriste dopée à l’IA, où l’humanité navigue entre perte d’émotions et envie de ne pas perdre du temps.
Du 17 au 19 avril 2026, le Festival du Livre de Paris revient au Grand Palais autour du thème du voyage : littéraire, intérieur, mais aussi géographique, visuel et sensoriel. Pendant trois jours, l’évènement fera place à la diversité des cultures et des récits à travers une programmation riche et accessible à tous. Il sera marqué par des rencontres, des lectures et des séances de dédicaces. Plus de 1 200 auteurs, 450 maisons d’édition et 14 pays sont attendus sous la verrière et dans le Salon Seine.
Le Festival du Livre de Paris accueille le grand mangaka japonais Ito Ōgure
Pour marquer l’année sans Festival International de la Bande Dessinée (FIBD), les organisateurs mettront à l’honneur la BD. Ce sera l’occasion de se pencher sur la carrière et les planches de grands dessinateurs, dont le mangaka japonais Ito Ōgure, plus connu sous le pseudonyme de Oh ! Great. L’auteur des mangas « Air Gear », « Enfer et Paradis » ou plus récemment « Kaijin Fugeki », est l’un des invités de cette édition au niveau de la bande dessinée. Il sera présent au Festival pour présenter sa nouvelle œuvre, « Smoke ». Paru en France le 30 janvier 2026, l’album de 72 pages en format franco-belge a été créé directement en collaboration avec Kana.
Dans le futur monde, il ne fera pas bon d’être sentimental
« Smoke » fait découvrir une société futuriste qui voue un culte à l’IA, et où l’humanité a supprimé la notion de temps perdu ainsi que les émotions humaines. Désormais modifiés tout au long de leur vie par des implants ou des transferts dans des corps cybernétiques, les humains y rejettent toute compassion et toute sensibilité, jugées contre-productives pour jouir sans entrave du temps disponible. Dès lors, quand on est un peu émotif, on a droit à un reprogrammation obligatoire, si l’on ne veut pas finir comme un paria. Cette œuvre nous donne une idée de ce que pourrait subir les « rebelles » ou les « anticonformistes » du futur monde qui nous attend, un monde où l’identité personnelle n’aura probablement plus sa place.
Le Festival du Livre de Paris propose un village jeunesse agrandi
Dans « Smoke », un enfant devait être reprogrammé car il a « perdu du temps » en rendant son jouet perdu à un ami qui lui avait rendu visite. Comme il refusait, son esprit a été transféré dans le corps d’un robot-lanterne, au service d’un livreur qui, comble de l’ironie, vit également en marge de la société. L’enfant/robot-lanterne a surnommé ce dernier Smoke car il tirait beaucoup sur sa cigarette électronique. Notons que le Festival du Livre de Paris propose un village jeunesse agrandi, avec de multiples espaces ludiques. On trouve également un nouvel espace lumineux dédié aux familles, des ateliers artistiques, des ateliers d’écriture et culinaires, des jeux de société et des rencontres avec des auteurs.
